Les valeurs de Solida’Rire – Les projets internationaux

30 juillet 2019 0 Par solidarijis260519

Solida’Rire propose chaque année à des élèves ingénieurs de réaliser des projets solidaires dans plusieurs régions du monde (Inde, Pérou, Maroc, Sénégal, Togo…). Ces projets ont pour objectif de venir en aide à une population qui ne bénéficie pas des conditions de vie que l’on connaît. Les étudiants s’investissent avec la volonté d’apporter leur motivation, leur énergie, leurs connaissances pour mener des projets déterminants dans la vie des locaux. Mais Solida’Rire, c’est aussi une aventure personnellement enrichissante. Il est très difficile de saisir l’aventure humaine proposée aux volontaires, et des mots semblent insuffisants pour décrire les émotions vécues pendant quelques semaines.

Après 2 semaines au Maroc, j’ai l’occasion de témoigner de cet apport personnel, et de partager de manière superflue l’intensité de ces voyages humanitaires proposés par l’association.

Nous bénéficions, en tant qu’étudiants Français, de conditions de vie idéales. Nous avons accès à l’électricité, aux soins, nous pouvons subvenir sans grandes difficultés à nos besoins et notre condition privilégiée est difficile à saisir. Avant mon projet au Maroc, ces mots n’avaient pas de sens. J’ai pu vivre pendant 2 semaines à 30 minutes à pied du premier commerce. L’accès à cette petite ville se fait sur des sentiers en majorité non bétonnés. La plupart des jeunes de mon âge n’ont pas leur bac et décident de vivre de l’agriculture encouragée par la construction de canaux d’irrigation. L’eau courante provient directement des sources et elle n’est pas potable pour des organismes non habitués. La majorité des maisons sont mal isolées et l’aménagement est minimal. Ces conditions de vie qui pourraient nous paraître désagréables ne sont un frein ni à leur bonheur, ni à leur générosité envers nous.

Ces deux semaines m’ont permis de vivre la culture des Amazirs, qu’ils souhaitent faire découvrir : leur langue, leur musique, leur cuisine…Leur curiosité pousse également mes nouveaux amis à s’intéresser à nous. Les barrières de la langue et de la culture, sont détruites par une bienveillance et une ouverture d’esprit sans limite de leur part. Pendant deux semaines, j’ai pu vivre une tempête de vent à 3100 mètres d’altitudes tout en observant les étoiles, j’ai pu jouer au foot sur un terrain fait de rochers, j’ai pu m’approcher du diabète en acceptant un 7ème verre de thé trop sucré, j’ai pu rencontrer des amis certainement éphémères., et pourtant marquants… Pendant 2 semaines, j’ai probablement été plus dépaysé que dans chacun de mes précédents voyages.

Je souhaite donc remercier Solida’Rire, «petite association étudiante», de m’avoir ouvert à cette expérience marquante.

Solidarirement,